AU MENU
NOTES ET DÉCRYPTAGE

La Neurodanse
intègre le système nerveux, les neurosciences, le journal créatif, la somatique et la danse
dans son approche.
Cette pratique nous permet de :
– Sortir de la routine
– Rennaître et suivre les intentions du corps
– Oser des choix audacieux
– Concrétiser par l’attention et l’intention
– Déconstruire croyances et conditionnements
– Transformer en profondeur pour évoluer et grandir
– Apaiser et traverser les traumas
Le système nerveux et les émotions
1 – Les 5 systèmes à activer pour changer durablement
La neurodanse s’appuie sur l’activation des 5 systèmes nécessaires au changement :
La mémoire (notre héritage, vécu)
Les valeurs (nos émotions)
L’attention (notre esprit)
Le corps (notre moteur)
Les perceptions (nos 5 sens)
La mémoire
La mémoire humaine est bien plus qu’un simple réservoir de souvenirs : Elle constitue notre héritage intime, tissé à la fois de notre vécu personnel et de celui transmis par les autres.
Elle conserve les traces de nos joies, de nos blessures, de nos apprentissages, et façonne silencieusement notre manière de penser, d’aimer et d’agir.
À travers elle, le passé dialogue sans cesse avec le présent : chaque souvenir ravivé est réinterprété à la lumière de ce que nous sommes devenus.
Fragile et sélective, la mémoire n’est jamais une copie fidèle du réel, mais une reconstruction vivante, influencée par nos émotions, notre culture et notre histoire collective.
Ainsi, elle nous ancre dans une continuité : se souvenir, c’est à la fois préserver ce qui nous a construits et donner du sens à notre cheminement humain.
Les valeurs
Les valeurs humaines naissent et se nourrissent de nos émotions, qui colorent notre rapport au monde et aux autres.
La joie, la peur, la colère ou l’empathie ne sont pas de simples réactions passagères : elles orientent nos choix, révèlent ce qui compte vraiment pour nous et fondent des principes comme le respect, la solidarité ou la justice.
À travers les émotions, l’être humain apprend à reconnaître sa souffrance et à identifier le besoin caché.
Il est capable également de reconnaître la souffrance d’autrui, à protéger ce qu’il aime et à défendre ce en quoi il croit.
Intimes et universelles à la fois, elles relient les individus entre eux et donnent une dimension profondément humaine à nos valeurs, transformant des idées abstraites en engagements vécus et ressentis.
L’attention
L’attention est la boussole de notre esprit : elle détermine ce que nous voyons, comprenons et retenons du monde qui nous entoure.
Parmi l’infinité de stimulations possibles, notre esprit choisit, consciemment ou non, vers quoi se diriger, orienté par nos intérêts, nos peurs, nos désirs et nos valeurs.
Ainsi, ce à quoi nous prêtons attention prend de l’importance, tandis que le reste s’efface dans l’arrière-plan de notre conscience.
L’attention façonne notre réalité subjective : elle peut nourrir l’inquiétude si elle se fixe sur nos craintes, ou cultiver la gratitude si elle s’attarde sur ce qui nous élève.
Dirigée avec lucidité, elle devient un acte de liberté intérieure, car apprendre à maîtriser son attention, c’est en partie choisir la qualité de son expérience et la direction de sa pensée.
Le corps
Le corps humain est le moteur vivant de notre existence, l’instrument par lequel nos intentions prennent forme dans le monde.
À travers nos mouvements — marcher, danser, se masser, créer — il traduit nos pensées et nos émotions en actions concrètes.
Chaque geste, même le plus simple, est le fruit d’une coordination complexe entre le cerveau, les muscles et les sens, révélant l’harmonie subtile qui anime notre organisme. Le corps ne se contente pas d’exécuter : il ressent, exprime, et communique par la posture, le mouvement, le regard, le son ou le rythme de la respiration.
Notre corps devient alors l’énergie visible de notre volonté, le moteur qui nous permet d’explorer, de transformer notre environnement et nos traumas en affirmant notre présence au monde.

Les perceptions
Les perceptions sont les portes d’entrée de notre expérience du monde à travers nos cinq sens — la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.
A travers nos sens, nous captons la lumière, les sons, les parfums, les saveurs et les textures qui composent la réalité extérieure.
Pourtant, percevoir ne signifie pas seulement recevoir : notre cerveau interprète, sélectionne et organise ces informations pour leur donner du sens.
Ainsi, une même scène peut être vécue différemment selon notre état d’esprit, notre culture ou nos souvenirs.
Les sens tissent un lien intime entre notre corps et notre environnement, transformant des stimulis physiques en émotions, en souvenirs et en compréhension.
À travers nos sens, notre expérience humaine devient profondément vivante.
L’approche par la danse est basée sur le ressenti et l’expérience vécue. Elle devient alors un langage non verbal exprimant ce qui ne peut pas toujours se dire avec des mots.
La créativité, par l’écriture, le dessin, et le collage, vient compléter cette pratique en permettant de déposer ses ressentis, ses émotions vécues. Ces deux approches permettent de laisser émerger ce qui est enfoui et qui a besoin de s’exprimer, pour pouvoir être reconnu et transformé.
Elle amène de la structure à l’expérience corporelle et favorise l’intégration par le corps, le cœur et l’esprit.
Ensemble, ces deux approches douces et complémentaires créent une alliance complète et puissante entre :
♥ Mouvement
♥ Ressenti
♥ Expression
♥ Compréhension
♥ Transformation.
La théorie polyvagale de Stefen Porges c’est quoi ?
2 – Notre système nerveux ne fonctionne pas juste en mode « calme » ou « stress »,
mais il navigue sans cesse entre trois étages successifs, comme une échelle ou un feu tricolore.
L’échelle du système nerveux
Le nerf vague ventral – le haut de l’échelle
Je me sens bien, détendue, sereine, en lien avec mes semblables. Je suis confiante, profite de la vie, et suis capable de m’auto-réguler. Mon système sympathique est mon allié et nous avançons en toute sécurité.
Le nerf sympathique – le milieu de l’échelle
Soutenue par mon nerf ventral, je suis dans l’action, me sens motivé(e) et inspiré(e). Mais quand l’insécurité me gagne et que je n’arrive pas à m’auto-gérer, je ne suis plus capable de ralentir et me retrouve en mode guerrier(ère).
Le nerf vague dorsal – le bas de l’échelle
Soutenue par mon nerf ventral, je m’arrête pour me reposer, pour prendre soin de moi. Mais parfois, si je me sens en insécurité ou que j’ai refoulé un besoin, je me fige, j’ai envie de m’isoler pour disparaître et me retrouve immobilisé(e).
INSPIRATIONS ET PENSÉES
Un outil simple, mais profondément puissant : mon bâton de parole
Ce n’est pas qu’un objet. C’est un allié.
Il me soutient dans mes pratiques, m’aide à revenir à moi, à me centrer… et surtout à m’aligner dans mes échanges.
Quand je le tiens, je ralentis, je me reconnecte à mon souffle, je parle avec intention, et j’écoute avec présence.
Le bâton de parole me rappelle que chaque mot a une énergie, qu’exprimer, c’est aussi prendre responsabilité et qu’écouter, c’est offrir un espace sacré à l’autre.
Dans un monde où tout va vite, il m’invite à revenir à l’essentiel : être là, vraiment.

“ Il ne s’agit pas de se débarrasser
de soi pour devenir quelqu’un de meilleur.
Il s’agit de faire la paix,
de se lier d’amitié avec qui nous sommes déjà ”
L’ORGASME « VAGAL »
(système parasympathique)
Dans l’imaginaire collectif, nous reconnaissons facilement le plaisir lorsqu’il se manifeste par une montée d’intensité : une progression rapide, une tension qui s’accumule puis se libère dans une explosion brève, évidente, presque spectaculaire.
Cette forme correspond à l’orgasme dit sympathique, où la jouissance se construit dans l’intensification, la stimulation et la friction. Le plaisir y suit un mouvement ascendant : il se contracte, se concentre, puis éclate.
L’orgasme vagal ne se caractérise pas par une montée, mais plutôt par un mouvement inverse. Il apparaît lorsque le corps cesse de forcer, lorsque la respiration se calme et que l’attention s’ouvre au lieu de se resserrer.
La sensation n’est plus celle d’une explosion, mais d’une ouverture. Le plaisir ne se concentre plus en un point précis : il se diffuse, se propage, enveloppe le corps tout entier, qui devient alors un espace de sensations plutôt qu’un simple lieu de décharge.
Ce type d’orgasme ne repose pas uniquement sur la stimulation. Il demande avant tout un climat de sécurité, de lenteur et de disponibilité. Il invite à prendre le temps, à rester présent à l’expérience sans chercher à précipiter ce qui est en train d’émerger.
L’orgasme parasympathique ne peut pas être provoqué par la volonté. Il apparaît lorsque le corps n’a plus rien à prouver. Et bien souvent, lorsqu’on découvre cette manière d’habiter le plaisir, la sexualité prend une autre dimension : elle devient nourrissante, régulatrice, profondément incarnée et parfois même transformatrice.








